Non au renvoi de jeunes en formation
jeudi 19 novembre 2009
Demain, vendredi 20 novembre est la journée internationale des droits de l’enfant. Il y a exactement une semaine, un mineur a été expulsé vers l’Italie (voir ci-dessous). SUD après avoir protesté a décidé de lancer une pétition.
Nous invitions professionnel-le-s de l’enseignement, de l’éducation ou du travail social à signer cette pétition. SUD se joint donc aux diverses actions entreprises depuis une semaine (interpellations, lettre de protestation et lettre de soutien)
Dans les écoles, faites signer vos collègues et renvoyer la pétition directement à SUD. Nous appelons les délégué-e-s à organiser la récolte de signature sur les lieux de travail.
Le 12 novembre 2009, Abdirashid, somalien mineur non accompagné (MNA) a été réveillé (alors qu’il était au Centre EVAM spécialisé dans l’accueil des mineurs) et emmené par la Police de sûreté vaudoise pour être conduit à l’Aéroport de Zurich et expulsé vers l’Italie. Il n’a pas été pris en charge sur place et est actuellement livré à lui-même sans aucune ressource. Nous, professionnel-le-s de l’enseignement, de l’éducation ou du travail social, sommes indigné-e-s par ce qui s’est passé. Le fait de procéder à des renvois de la sorte nous choque et heurte profondément nos valeurs et notre éthique. Le renvoi de ces personnes aggrave leur situation et hypothèque totalement leur avenir. Dans notre pratique professionnelle, nous sommes parfois amené-e-s à travailler avec des personnes dans des situations similaires à celle d’Abdirashid. Nous ne pouvons donc pas accepter que le travail que nous accomplissons et que les efforts entrepris par ces jeunes soient réduits à néant à cause d’une décision administrative de renvoi. Cela remet en cause les fondements des missions et tâches qui constituent nos métiers, c’est-à-dire l’accueil, la formation et l’intégration. De surcroît, ces expulsions, portées par la raison d’Etat, frappent les droits fondamentaux et attaquent les droits des enfants et des jeunes, notamment la Convention des droits de l’enfant et de l’adolescent, ratifiée par la Suisse.
C’est pourquoi nous demandons au Conseil d’Etat et au Grand Conseil du canton du Vaud :
d’entreprendre toute démarche utile pour qu’Abdirashid puisse retourner au centre EVAM et reprendre les cours dans sa classe ;
de ne plus procéder à des renvois de mineurs ou de jeunes engagé-e-s dans un processus de formation.

