Assemblée générale des maître-sse-s auxiliaires
dimanche 17 janvier 2010
Mobilisation des auxiliaires et préavis de débrayage
Les maître-sse-s qualifié-e-s d’ « auxiliaires » sont des centaines d’enseignant-e-s qui ne disposent pas des diplômes requis, auxquel-le-s l’Etat fait appel pour assurer un enseignement dans les classes et transmettre des connaissances et des compétences à de très nombreux élèves. Ils remplissent les mêmes obligations, endossent les mêmes responsabilités que les collègues diplômé-e-s et travaillent, comme elles-eux, à la satisfaction des directions d’établissement. Ils sont indispensables au fonctionnement de l’école.
L’Etat de Vaud est de surcroît responsable de l’existence des maître-sse-s auxiliaires par son incapacité à proposer une politique de formation d’enseignant-e-s à la hauteur des besoins, pourtant connus, en matière de démographie scolaire. De fait, l’Etat génère et entretient une force de travail précaire et sous-payée (de 2 à 5 niveaux en dessous des diplômé-e-s). De plus, l’Etat néglige de mettre en place des formations appropriées qui permettraient aux auxiliaires d’acquérir les qualifications nécessaires à l’obtention d’un titre d’enseignement. C’est donc à l’Etat seul d’assumer les conséquences de sa décision, lorsqu’il engage des personnes qui ne possèdent pas les diplômes requis. Le DFJC n’a toujours pas tenu sa promesse faite en 2004 de mettre sur pied une telle formation. De plus, bien que la loi l’y oblige, le DFJC a refusé de négocier avec les syndicats les conséquences de Decfo/Sysrem pour les maîtres-sse-s auxiliaires et a fixé unilatéralement des conditions salariales inégales et dévalorisées (décision 120).
C’est pourquoi les maître-sse-s auxiliaires se mobilisent !
Pour un droit à une formation adéquate ! Pour de justes conditions salariales !
La stratégie doit être discutée et validée lors d’une
Assemblée générale de tou-te-s les maître-sse-s auxiliaires le 25 janvier 19h15 salle Jean Jaurès - Maison du Peuple - Pl. Chauderon 5 - Lausanne
En décembre 2009, les demandes de négociations n’ayant toujours pas reçu de réponse, les deux syndicats ont saisi l’Organe de conciliation et d’arbitrage en lui demandant de rendre un acte de non-conciliation, cela afin de rendre licite le recours à la grève et aux débrayages pour les personnes concernées. Une séance a eu lieu le 6 janvier. Les représentants de l’Etat ont finalement accepté d’examiner une liste de revendications qu’il s’agira d’établir précisément lors de l’AG du 25 janvier. Une date de débrayage devra aussi être discutée.
